L’agriculture durable : définition, principes et applications

Agriculture durable
Kevin Briche
Agriculture durable

Définition

L'agriculture durable possède de multiples définitions. Nous prendrons ici la définition de la FAO (2018) : l'agriculture durable est un modèle agricole qui "satisfait les besoins des générations actuelles et futures tout en étant rentable, en préservant la santé de l'environnement et en garantissant l'équité sociale et économique. "

En d'autres termes, pour être durable, l'agriculture vise à répondre aux enjeux des trois dimensions du développement durable par une approche systémique. Chez EcoFarms, nous y attachons le concept de “durabilité forte”, nous appuyant sur l’idée d’une substituabilité imparfaite des différentes formes de capitaux (humains, naturels, …) , qui amène à penser qu’il faut les préserver pour espérer une croissance future.

La FAO a établi cinq principes essentiels à la durabilité de l'alimentation et de l'agriculture :

  • Améliorer l'efficience de l'utilisation des ressources ;
  • Mener des actions directes pour la conservation, la protection et l'amélioration des ressources naturelles ;
  • Protéger les moyens de subsistance ruraux tout en améliorant l'équité et le bien-être social ;
  • Renforcer la résilience des personnes, des communautés et des écosystèmes ;
  • Avoir des mécanismes de gouvernance responsables et efficaces.

En somme, le modèle agricole doit améliorer sa robustesse et limiter ses impacts négatifs, voire générer des impacts positifs afin de contribuer aux enjeux environnementaux, sociaux et sociétaux.

Schéma représentant les aires d’impact de l’agriculture, répartis selon la vision d’une durabilité forte
Source : EcoFarms

Les principes

Vision systémique

De la définition de l’agriculture durable découle le principe de vision systémique des exploitations agricoles. Dans ce modèle agricole, l’exploitation est considérée comme un système interconnecté (enjeux partagés, impacts et risques) avec son environnement naturel et socio-économique. 

Dans le but d’optimiser leur durabilité selon les trois piliers du développement durable, les exploitations agricoles réfléchissent leurs décisions et actions en fonction :

  • de leur prospérité
  • de leurs impacts sur leur environnement naturel et humain, 
  • des risques encourus et des opportunités décelées,

Vision à 360° des impacts d’une exploitation agricole sur les dimensions du développement durable (Source : EcoFarms)

Recherche de résultat

Par ailleurs, l'agriculture durable ne se résume pas à une obligation de moyens, mais va plus loin en cherchant à obtenir des résultats, ie une contribution, toujours plus satisfaisants vis-à-vis des enjeux du développement durable.

Elle ne s'inscrit donc pas dans un modèle de certification avec un cahier des charges spécifique. Au contraire, chaque agriculteur et agricultrice est libre de s’engager dans une  démarche d'agriculture durable en adoptant une philosophie et des pratiques variées, qui tiennent compte des principes ci-présents. Le niveau de maturité des exploitations agricoles en agriculture durable se démontre alors par la mesure de ces résultats.

Démarche d’amélioration continue

La recherche de résultats progressifs et ambitieux décrite au-dessus correspond à une démarche d’amélioration continue. Cet autre principe fondamental de l’agriculture durable est motivé par la situation unique, par l'évolution perpétuelle du contexte environnemental et socio-économique des exploitations ainsi que par les avancées constantes des connaissances scientifiques et techniques.

Pour réussir dans cette démarche, il est donc essentiel de :

  • Évaluer les pratiques et leurs résultats à l’état initial ;
  • Viser des résultats pertinents et mesurables, adaptés aux objectifs et moyens de l’agriculteur ou agricultrice ;
  • Concevoir et mettre en oeuvre une feuille de route et des plans d’actions sur mesure et progressifs ;
  • Suivre dans le temps l’efficacité de la stratégie et des pratiques mises en place via la mesure des progrès réalisés ;
  • Piloter l'évolution des pratiques en identifiant de nouvelles pistes d’amélioration en fonction des résultats du suivi et de nouvelles données à disposition (évolution du contexte, bonnes pratiques, avancées scientifiques, etc.).

La démarche de progrès EcoFarms

Ainsi, le métier d'agriculteur est loin d'être statique. Il nécessite de penser et mettre en œuvre de nombreuses stratégies et initiatives innovantes locales, axées sur l'apprentissage, l’expérimentation et le partage des connaissances.

En fin de compte, l'agriculture durable à l’échelle des exploitations, revient à insérer les principes du développement durable au sein des stratégies et pratiques de ces entreprises du vivant. C’est ce que l’on appelle une démarche RSE agricole.

Les approches et pratiques rattachées à l’agriculture durable

De nombreuses approches et pratiques se sont développées ces dernières années avec toutes un même objectif : viser l’agriculture durable. Cet objectif commun entraîne des chevauchements, des affiliations ou encore des complémentarités entre ces approches, les rendant ainsi difficilement distinguables. Afin de saisir les relations qui les unissent et de pouvoir les différencier, les caractéristiques principales des approches les plus reconnues sont détaillées ci-dessous.

L’agroécologie

Comme pour l’agriculture durable, de multiples définitions existent pour l'agroécologie, et ce d’autant plus que ce terme est utilisé en France au moins depuis 1924. Nous retiendrons ici la définition suivante : l’agroécologie est une approche de la production, de la transformation et de la consommation des denrées alimentaires intégrant les interactions entre l'exploitation agricole, les êtres humains et d'autres espèces vivantes en utilisant les principes de l'écologie.

Elle repose sur 10 principes en interaction présentés dans le schéma ci-dessous (FAO) :

Schéma représentant les 10 principes de l’agroécologie et leurs interactions définis par la FAO
Source : Les 10 éléments de l’agroécologie - FAO

L’agroécologie peut ainsi être considérée comme une notion sœur de l’agriculture durable.  Cette première est principalement utilisée quant aux principes et techniques agronomiques qu’elle renvoie, quand la notion d’agriculture durable est sensiblement plus rattachée au contexte socio-économique des exploitations et à la stratégie entrepreneuriale des agriculteurs ou agricultrices.

Cette approche se distingue par ailleurs des autres dans sa dimension scientifique, portée principalement en Europe. Elle est en effet le sujet de nombreux travaux de recherche, dont l’objectif est de mieux comprendre le fonctionnement des agroécosystèmes et des interactions qui s’y déroulent. Une autre particularité est le courant d’agroécologie “sociale”, porté principalement par la société agricole d’Amérique du Sud, qui défend les droits des agriculteurs et promeut l’éducation populaire et l’apprentissage entre pairs. L’agroécologie française est à la croisée de ces deux courants avec la mise en place d’une recherche importante sur les thématiques du vivant et d’une sociologie de l’accompagnement au changement développée. 

Comme pour l’agriculture durable, l’approche agroécologique n’impose pas de pratiques agricoles spécifiques. Les pratiques sont dites “agroécologiques” si elles respectent les principes établis par la FAO et les quatre dimensions de la durabilité agro-alimentaire : environnementale, économique, sociale et agronomique. Certaines pratiques sont tout de même récurrentes. 

En voici quelques exemples :

  • Diversifier les cultures et leur succession dans le temps, notamment avec l’introduction de légumineuses fixatrices de l’azote de l’air, de cultures intermédiaires et de plantes de services
  • Renforcer le bouclage des cycles biogéochimiques de l’azote et du carbone (via la couverture permanente des sols, les synergies entre élevages et cultures…).
  • Accroître l’autonomie productive des élevages en augmentant la part de l’herbe et des légumineuses dans l’alimentation animale, en gérant mieux les déjections et en les valorisant par leur utilisation en remplacement d’engrais minéraux.
  • Développer les infrastructures agro-écologiques (prairies permanentes, haies, agro-foresterie...) indispensables à la régulation et au bon fonctionnement de l’écosystème, et en mutualiser la gestion à l’échelle du territoire.
  • Mettre en œuvre des techniques alternatives aux intrants chimiques, comme la lutte biologique contre les ravageurs (introduction de prédateurs, confusion sexuelle…), tout en s’assurant de leur cohérence agronomique à l’échelle du système.

L’agriculture régénératrice

“Liée aux principes de l’agroécologie, l’agriculture régénérative est une approche agricole basée sur les résultats qui génère des produits agricoles tout en améliorant la santé du sol, la biodiversité, le climat, la ressource en eau et soutenant les moyens de subsistance des agriculteurs.” (OP2B, 2023)

L’agriculture régénératrice est donc une approche de l’agriculture durable qui se distingue des autres par sa vision, clairement affichée par son terme, de l’agriculture comme moyen de régénération de l’environnement écologique et social des exploitations. En cadrant cette approche, la recherche de résultats et l’amélioration continue constituent donc ses deux principes fondamentaux.

Sur le plan technique, malgré des ambitions variées, la majorité des acteurs s’accordent à dire qu’elle repose sur des principes et pratiques issus de l’agriculture biologique et de conservation des sols (elle est d’ailleurs nommée pour ces raisons par certains : ABC). À savoir :

  • Réduction du travail du sol,
  • Apport massif de matière organique,
  • Diversification des cultures dans l’espace et dans le temps,
  • Couverture maximum du sol,
  • Réduction des produits phytosanitaires,
  • Maximisation des effets positifs de la biodiversité par la construction d’un paysage fonctionnel.

Schéma représentant les fondements de l’agriculture régénératrice

Les pratiques mises en place permettant ainsi de travailler simultanément sur l’atteinte d’un ensemble de résultats :

  • la séquestration accrue du carbone en surface et en profondeur, 
  • la réduction des émissions de gaz à effet de serre,
  • La protection et l’accroissement de la biodiversité dans les fermes et autour, 
  • l’amélioration de la rétention d’eau dans le sol,
  • la réduction des pollutions des ressources naturelles,
  • l’amélioration de l’efficacité d’utilisation des nutriments,
  • le soutien des moyens de subsistance des agriculteurs. (OP2B, 2023)

Par ailleurs, des premières études commencent à démontrer son efficacité : le rapport intitulé "Cultiver la prospérité des agriculteurs : Investir dans l'agriculture régénératrice", publié par le Boston Consulting Group (BCG) et le World Business Council for Sustainable Development (WBCSD), montre par exemple que les agriculteurs peuvent voir leurs bénéfices et leurs rendements augmenter jusqu’à 25% en adoptant des pratiques d'agriculture régénératrice. 

Il conviendra tout de même de prendre du recul sur ces résultats, qui sont encore difficilement généralisables, et d’adopter une approche localisée qui respectera la vision portée.

La permaculture 

Lorsque l’on évoque l’agriculture durable, nombreux sont ceux à penser à la permaculture. Cette approche peut-être définie à la fois comme “un système de culture intégré et évolutif s’inspirant des écosystèmes naturels” et comme “une démarche éthique et une philosophie qui s’appuient sur 3 piliers : « prendre soin de la Terre, prendre soin des humains et partager équitablement les ressources »”. Cette approche ancrée dans les principes de l’agriculture durable se veut ainsi triplement performante sur les aspects environnementaux, énergétiques et sociaux.

Proche de l’agroécologie pour sa conception complexe des systèmes agricoles et de leur implication sociale, la permaculture s’en distingue néanmoins par :

  • son champ d’application qui s’étend au-delà des systèmes agricoles (L. Bodiguel, 2018)
  • les dimensions d’autonomie et d’autosuffisance plus prégnantes
  • son échelle d’application plus restreinte, un accent fort étant mis sur l’observation minutieuse de l’écosystème naturel des exploitations, là où l’agroécologie peut s’appliquer à des systèmes agricoles industriels.
  • son approche sur mesure, fondée sur l’observation du milieu naturel pour l’intégrer aux projets humains, rendant le système difficilement reproductible ailleurs.

Les systèmes agricoles en permaculture sont donc des systèmes à petite échelle en cohérence avec leur environnement, fondés sur les principes de l’agriculture durable.

Techniquement, les pratiques de permaculture sont fondées sur des principes dont les plus célèbres sont :

  • Les “guildes” d’espèces animales et végétales, qui se renforcent mutuellement et apportent de la biodiversité sur l’exploitation.
  • Les effets de bords (ou de bordure), dont les effets positifs comme négatifs sont considérés (Zacklad, 2018). 

L’agriculture biologique 

Selon l’Institut national de l'origine et de la qualité (INAO), “l'agriculture biologique (AB) est un mode de production qui allie les pratiques environnementales optimales, le respect de la biodiversité, la préservation des ressources naturelles et l’assurance d’un niveau élevé de bien-être animal”.

Les pratiques d’agriculture biologique ont pour but de préserver la santé des sols, des hommes (agriculteurs comme consommateurs) et des animaux.

Si certains considèrent donc l’agriculture biologique comme une approche à part entière, il s'agit pour beaucoup d’un mode de production cadré par un cahier des charges officiel strict. Ce dernier interdit notamment l’utilisation de produits phytosanitaires et d’engrais de synthèses ou encore d’OGM. Le bien être animal est également une priorité avec une obligation d’accès à l’extérieur pour tous les animaux, la limitation du recours aux médicaments vétérinaires à l’usage curatif ou encore l’accès à une alimentation 100% biologique.

Malgré ses impacts positifs reconnus et importants, il faut toutefois noter que la durabilité de cette certification est challengée par certains. Notamment du fait de l’usage de pesticides, certes naturels, mais pouvant être tout de même nocifs pour la santé humaine et/ou la biodiversité (P. Pagesse, 2018). Par ailleurs, bien que la fertilité des sols à long terme fasse partie de ses grands objectifs, le cahier des charges n’incite pas la mise en place de pratiques de préservation ou d’amélioration de la fertilité du sol. La gestion des adventices par un usage excessif du travail du sol est ainsi courante dans les exploitations en agriculture biologique. Avec une vision de la durabilité réduite et en reposant sur les moyens plutôt que sur les résultats, cette certification au niveau d'exigence avancé est donc nécessaire mais non suffisante pour qualifier la démarche d'une exploitation de durable.

L’agriculture de conservation des sols

L’agriculture de conservation des sols (ACS) est définie par l’APAD (Association pour la Promotion d’une Agriculture Durable) comme “une agriculture durable et productive qui place le sol au cœur du système de production et s’appuie sur 3 piliers complémentaires : 

  • couverture permanente du sol
  • semis sans travail du sol
  • diversité et rotation des cultures”

Schéma présentant les 3 principes de l’Agriculture de Conservation des Sols et les pratiques liées

L’ACS est donc une notion agronomique dont les pratiques reposent sur les trois principes énoncés.

Si pour de nombreux acteurs, l’ACS fait référence aux grandes cultures et production de fourrages, ses principes peuvent également être appliqués en maraîchage, via les techniques de Maraîchage sur Sol Vivant (MSV).

L'ACS ne concerne aujourd'hui qu'entre 2 et 4 % des surfaces cultivées en France selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), contre 11 % dans le monde et 72 % en Argentine.

L’agroforesterie 

L’agroforesterie est également souvent associée à l’agriculture durable et l’agroécologie. Le centre international pour la recherche en agroforesterie (ICRAF) la définit comme “un système dynamique de gestion des ressources naturelles qui intègre des arbres dans les exploitations agricoles et le paysage rural et permet ainsi de diversifier et maintenir la production afin d’améliorer les conditions sociales, économiques et environnementales de l’ensemble des utilisateurs de la terre ».

Cette notion apparaît comme une pratique agronomique qui s'inscrit dans une réflexion agro-écologique plus globale, invitant donc chaque agriculteur et agricultrice à l’expérimenter et l’adapter selon ses objectifs et contraintes (association française d’agroforesterie).

Comme pour l’agriculture biologique et l’agriculture de conservation des sols, il s’agit d’une pratique agronomique pouvant être mobilisée dans la cadre d’une démarche globale d’agriculture durable.

Les limites des démarches agro-alimentaires certifiées et labellisées

Maintenant que nous avons vu quelles approches sont apparentées à l’agriculture durable, se pose la question de les reconnaître pour pouvoir les soutenir. Pour cela, plusieurs centaines de signes de qualité, labels et démarches de certification se sont développés afin de garantir l’origine des produits, la préservation de l’environnement ou encore des terroirs.

Quelques logos des labels de démarches alimentaires analysés dans le rapport “Etude de démarches de durabilité dans le domaine alimentaire” menée par  Greenpeace France, le WWF France et Le BASIC.

La durabilité des démarches alimentaires a été analysée dans une enquête menée en 2021 par Greenpeace France, WWF France et Le BASIC. Il ressort de cette étude qu’il existe des écarts significatifs entre les intentions d’une démarche et ses impacts réels. C’est particulièrement le cas des démarches fondées sur le socle de la certification environnementale (HVE, Agri Confiance, Zéro Résidu de Pesticides) dont les bénéfices sont peu marqués. Avec une enquête parallèle de UFC Que Choisir, ils ont également montré que les potentiels d’impacts des démarches spécifiques de filières (AOP, Label Rouge, C’est qui le Patron ?!, Bleu-Blanc-Coeur) sont souvent moyens voire faibles. Cette hétérogénéité et cet écart entre intentions et potentiels d’impact avérés rendent donc difficile l’utilisation des labels dans un but de reconnaissance de démarches d'agriculture durable.

Par ailleurs, les démarches fondées sur l’agriculture biologique (AB, Demeter, Bio Équitable en France, Nature & Progrès) ont les meilleurs potentiels d’impact. C’est d’autant plus le cas des démarches alliant “approches basées sur des exigences et interdits” et “approches de progrès continu” (Bio Équitable en France, Demeter et Nature & Progrès). L’étude montre ainsi la nécessité de dépasser l’opposition binaire entre ces deux approches au profit d’une approche hybride qui permet d’obtenir les meilleurs potentiels d’impact.

Toutefois, les cahiers des charges des différentes démarches étudiées n’ont pas une vision holistique, leurs potentiels d’impacts présentent donc des lacunes. L’étude montre en effet que si certaines démarches ont des potentiels d’impact positifs sur des problématiques qui ne font pas l’objet d’intentions particulières, le cas inverse est plus souvent observé. On observe ainsi des problématiques sont très peu influencées positivement par les différentes démarches alors qu’elles représentent des défis importants auxquels la démarche d’agriculture durable doit répondre. C’est par exemple le cas de la qualité de travail dans le domaine socio-économique ou encore de la question de l’épuisement des ressources non renouvelables  ou du cycle de l’eau dans le domaine environnemental. 

Les labels et certifications apparaissent ainsi comme un outil insuffisant pour suivre et garantir une démarche structurée et avancée d'agriculture durable. Pour mener à bien cette transition, il devient donc nécessaire de se tourner vers des outils d’évaluation, de pilotage et de communication adaptés, reposant sur les principes de l’agriculture durable (vision systémique, recherche de résultat et progrès continu).

C’est en ce sens que nous avons développé l’outil EcoFarms. Il simplifie et renforce la démarche de transition des fermes des agriculteurs et celle de soutien de leurs organisations partenaires (coopératives,  acheteurs, banques, etc.).

Conclusion

Les enjeux environnementaux et sociaux imposent la transition de notre modèle agricole vers une agriculture durable. Cette approche, ancrée dans les trois piliers du développement durable et fondée sur les principes de vision systémique, de recherche de résultat et d’amélioration continue, permet à la fois une meilleure robustesse des exploitations et la génération d’impacts positifs sur leur environnement écologique et social.

De nombreuses notions et pratiques découlent de cette approche durable, mais leur déploiement sur le terrain reste aujourd’hui faible et lacunaire. En ce sens, de nombreux labels et certifications se sont développés pour valoriser certains engagements, mais ces démarches apparaissent insuffisantes pour garantir une démarche d’agriculture durable.

Les acteurs du secteur agricole, ou plus globalement de la bioéconomie (textile, cosmétique, etc.), ont donc besoin de nouveaux outils, simples et fiables, afin d’évaluer et piloter la transition des exploitations agricoles vers l’agriculture durable. Nous explorerons donc les différentes solutions existantes dans le prochain article.

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